De même, le chancelier suggère l'intégration de la France à l'ensemble économique allemand pour garantir sa sujétion économique et commerciale au Reich[17]. Tout comme les Alliés, les Empires centraux utilisent les buts de guerre pour encourager leur population, leurs alliés ou les pays neutres, ou bien les brandissent pour menacer et ainsi décourager leurs ennemis[8]. Le ministre des Affaires étrangères se prononce également publiquement contre une « admission de la Bulgarie » sur le territoire albanais près de l'Adriatique, comme l'avait proposé Conrad. Indemniser la France et la Belgique des dommages de guerre causées par les combats et l'invasion prussienne. Les buts de guerre de la Première Guerre mondiale ont été établis après le début du conflit. À ces objectifs territoriaux en Europe s'ajoutent des projets[6], pour notamment permettre la constitution d'un empire colonial en Afrique centrale, la Mittelafrika centrée sur le bassin du Congo, aux dépens de la France, du Royaume-Uni, de la Belgique[13] et du Portugal, bien que ce dernier soit neutre. Les députés au Reichstag sont en majeure partie favorables aux annexions annoncées par le Septemberprogramm, seuls les sociaux-démocrates s'y opposent[16]. Pour la Belgique, le chancelier prévoit également un large programme d'annexions, Liège et Verviers doivent être annexées à la Prusse et le pays entier doit devenir un État vassal et une province économique allemande[12]. La dernière modification de cette page a été faite le 22 novembre 2020 à 16:51. L'une des raisons de cet échec est l'impossibilité de créer un empire s'étendant de la côte des Flandres jusqu'au lac Peïpous, de la mer Baltique jusqu'à la mer Noire et l'Égée, de l'Heligoland jusqu'à Bagdad, système dans lequel étaient prévues des colonies et des bases militaires avec l'Afrique centrale allemande comme extension de l'Europe centrale. De par sa puissance militaire, son potentiel économique et son étendue territoriale, l'Empire allemand était la plus forte des puissances européennes. Les buts de guerre sont aussi des armes de guerre, en particulier pour les Alliés occidentaux qui les utilisent aussi dans ce sens[3]. LE VATICAN ET LES BUTS DE GUERRE GERMANIQUES DE 1914 À 1918 : LE RÊVE D'UNE EUROPE ALLEMANDE. Le 4 décembre 1914, un député social-démocrate allemand, l’avocat antimilitariste Karl Liebknecht, viole enfin la discipline de la fraction sociale-démocrate au Reichstag et vote contre le deuxième paquet de crédits de guerre. Lors du premier confinement, des passionnés ont retrouvé la trace de la clé du fort de Cerfontaine, situé à Colleret (Nord). La politique des buts de guerre de chaque camp comporte également un aspect économique : occuper ou exercer une influence dans les secteurs commerciaux pour ses propres exportations d'une part et obtenir de nouvelles sources de matières premières d'autre part. Cette affiche de Victor Prouvé date de 1918. La Russie doit retirer ses troupes de Finlande et de la province de Kars avec les villes de Ardahan, Kars et Batoumi. Ainsi, la Mitteleuropa apparaît, en septembre 1914, comme le moyen pour les rédacteurs du programme gouvernemental des buts de guerre, de contourner les aspirations des annexionnistes les plus radicaux. Élaboré par des représentants des milieux économiques, il est destiné au chancelier, mais ce dernier partageant son temps entre le siège du commandement et la chancellerie du Reich, le programme est adressé à Clémens von Dellbrück, alors chargé des affaires courantes à Berlin[8]. Le Septemberprogramm étant un inventaire des buts de guerre allemands. Pourquoi Hitler a déclenché la seconde guerre mondiale ? Les composantes nationales (völkisch) motivant cette colonisation apparaissent alors comme une composante de la politique des buts de guerre[22]. Cette expansion du pouvoir, critique et mesurée ou radicale et excessive, est l'expression d'une conscience politique spécifique à l'ère wilhelmienne : elle comprend l'accumulation de pouvoir comme le noyau de l'existence d'un État. En effet, souhaitant ne pas rééditer l'erreur d'Otto von Bismarck, Bethmann-Hollweg propose la mise en place du versement d'une indemnité de guerre sur de nombreuses années pour empêcher la France de consacrer des sommes importantes à son réarmement[12]. août 1914 - septembre 1914 - octobre 1914. Après l'arrivée des États-Unis dans la guerre (et les discours de Wilson), éviter une paix de compromis (paix séparée entre les alliés, paix blanche réclamée par les pacifistes) de façon à obtenir : Libérer les provinces de Bosnie-Herzégovine sous occupation austro-hongroise, s'emparer des provinces autrichiennes et hongroises de Voïvodine, de Banat, des royaumes de Croatie-Slavonie et de Dalmatie, peuplés de Serbo-Croates, et du duché de Carniole, peuplé de Slovènes, afin de les réunir, avec l'appui du royaume du Monténégro, dans un grand État des Slaves du sud. Par la suite, la formulation publique des buts de guerre se révèle souvent nécessaire pour déterminer si lutter pour telle ou telle ambition en vaut toujours la peine[5]. Le nationalisme a rendu les peuples sensibles à la question des frontières et des pertes territoriales, si bien que toute atteinte à ces dernières a des conséquences diplomatiques désastreuses durables. ; À Remenoville, Frédéric Henri Wolff, chef de bataillon du 36 e Régiment d’infanterie coloniale, est le premier soldat fusillé pour l'exemple [1]. Ce n'est qu'après cela que le combat pour la place au soleil a de bonnes chances d'aboutir[10],[11]. Studylib. Pendant longtemps a dominé en Allemagne de l'ouest la pensée selon laquelle il n'existait aucun lien entre les buts de guerre allemands pendant la Première Guerre mondiale et ceux de la seconde. À ses yeux, le Septemberprogramm ne constitue pas un document de circonstance mais le fil conducteur de la politique menée par le Reich durant le conflit[1]. Depuis le programme de septembre, aucun des responsables politiques ne démord de l'idée que la Belgique doit devenir un État vassal en réalisant des annexions aussi importantes que possible[19]. La morosité, principalement chez les soldats, se dirige contre la Ligue pangermaniste et ses membres bellicistes. Outre des buts de guerre frappants de ressemblance, on trouve également des similitudes dans l'arrivée à l'ouest et à l'est. Après la défaite allemande sur la Marne, le chancelier est parfaitement conscient que la réalisation de son programme nécessite la victoire du Reich[2]. Commencer une guerre, prendre des territoires à un État étranger, a été de tout temps le droit indiscutable de tout État souverain. Les buts de guerre allemands sont définis le 9 septembre 1914 dans le « Septemberprogramm » par le chancelier Theobald von Bethmann Hollweg et Kurt Riezler (1882-1955) alors que la victoire allemande sur le front ouest semble inéluctable mais au moment même où larmée allemande, menacée sur la Marne, à ordre de battre en retraite. Buts de guerre L’Album franco-allemand de la Grande Guerre. [...] Le moment n'est pour l'instant pas encore venu de prendre une décision au sujet de savoir laquelle des deux méthodes évoquées ici serait à suivre[59] ». 1 er août. Dans le cas d'une partition de l'Albanie, telle que Conrad la réclame, le rattachement de la partie septentrionale serait un poids immense. Adolf Hitler (1889 - 1945) : résumé, dates clés et citations du dictateur allemand qui déclencha la Seconde Guerre Mondiale. Les participants à cette conférence, l'événement le plus représentatif et le plus important pour la politique des buts de la monarchie, sont les deux ministres-présidents Karl Stürgkh pour l'Autriche et István Tisza pour la Hongrie, les ministres communs Ernest von Koerber pour les finances, Alexander von Krobatin pour la guerre et Stephan Burián alors ministre des Affaires étrangères et président de la conférence, ainsi que le chef de l'État major Franz Conrad von Hötzendorf[55]. Par des annexions à l'est et à l'ouest dans des proportions en partie extrêmes, l'Empire allemand veut assurer durablement son hégémonie européenne. Le noyau de la politique des buts de guerre allemande à l'ouest reste la Belgique. Ce projet ferait naître un « pont vers l'Asie centrale pour menacer la position anglaise en Inde[29] ». Certains réclament également des agrandissements territoriaux en Courlande et en Lituanie, d'une part parce que ces territoires sont voisins et d'autre part parce qu'ils intègrent une population non-russe et même une minorité allemande, les Germano-Baltes[21]. Les élites agraires et industrielles du pouvoir traditionnel de l'Empire ont essayé d'empêcher les réformes nécessaires par une victoire, afin d'affirmer leur position sociale au sein du pays. Retrouver les terres perdues lors de la Seconde Guerre balkanique. Les Buts de guerre de l'Allemagne impériale, publié en allemand sous le titre Griff nach der Weltmacht, est un ouvrage de l’historien allemand Fritz Fischer paru en 1961.Il est consacré à la stratégie politique de l'Empire allemand à la veille et au cours de la Première Guerre mondiale, et à la question d'une responsabilité principalement allemande au déclenchement du conflit. Le premier principe est que le camp concerné n'a jamais voulu la guerre, et qu'il y a été contraint. L'objectif à long terme qu'Hitler s'était déjà fixé dans les années 1920, celui d'un empire oriental sur les ruines de l'Union soviétique, n'était donc pas seulement une vision, mais trouvait dans la réalité un point d'attache, celui de 1918. Toutefois, le ministre exige sa soumission sans condition et la cession du mont Lovćen et de sa côte jusqu'à l'Albanie, et ses territoires albanais. Ultimatum du Reich à la Belgique enjoignant au gouvernement de laisser libre passage à l'armée allemande. Les projets nationaux (völkisch) d'évacuation et de colonisation de la sphère orientale (Ostraum) étaient déjà présents dès le début de la guerre, même s'ils ne se sont imposés à l'ensemble des élites du pouvoir de l'Empire qu'en 1918 après le triomphe de courte durée du commandement suprême de l'armée allemande[50]. Nicolas n'a pas le temps de mettre en œuvre cette décision : quelques jours plus tard, il est renversé par la révolution de Février (15 mars 1917 dans le calendrier grégorien)[65]. En ce qui concerne l'Albanie, Burián plaide pour l'obtention d'une indépendance, car cette dernière serait, malgré des problèmes intérieurs, parfaitement viable après la rétrocession des territoires échus à la Serbie et au Monténégro après la guerre des Balkans. Pendant et après la guerre, la responsabilité de la guerre et les buts de guerre ne sont considérés que comme étant les deux faces de la même médaille, bien que le lien étroit entre ces deux aspects ne soit qu'une apparence[2]. On cherche alors à définir les buts de guerre de l'Autriche-Hongrie. Histoire de la Grande Guerre, 1914 à 1918 (1915) ... la position conquise fut conservée et les contre-attaques des Allemands repoussées avec pertes. A la dernière ligne du texte on peut lire \" L'Allemagne a forcé le monde à combattre contre elle \"; ce propos illustre le premier principe car il in… Juillet 1914 - août 1914 - Septembre 1914. La conception qu'a l'Empire allemand de la guerre qui éclate est celle d'une guerre défensive, mais les victoires rapides de l'armée allemande sur le front de l'ouest conduisent à la formulation de gigantesques projets d'annexions[9]. Garantir la neutralité et l'intégrité des États à proximité de la Manche, c'est-à-dire la Belgique et les Pays-Bas qui s'inscrivent comme une zone tampon protégeant le territoire britannique de toute invasion.Continuité d'une seule et même politique depuis la fin de la guerre de Cent Ans, maintenir l'équilibre continental en Europe (il faut éviter que l'Allemagne ne deviennent trop puissante). Pendant la Première Guerre mondiale, sont venues se greffer sur le casus belli de départ des revendications de guerre qui n'ont vu le jour et ne se sont modifiées que durant le conflit. Dès l'ouverture de son ouvrage, Les Buts de guerre de l'Allemagne impériale, Fischer propose une analyse détaillée du programme de paix d'un Reich victorieux[24]. Même si Burián essaie de faire croire qu'il cherche une solution médiane à la situation, il écrit le jour même dans son journal qu'il croit à la nécessité d'une annexion complète de la Serbie[58]. En 1914, sur le front de la Grande Guerre, des soldats ennemis ont cessé le feu et fraternisé, le temps des fêtes de Noël. La création de cet État indépendant s'effectuerait sous protectorat austro-hongrois. Le professeur Ernst Rudolf Huber estime que « du point de vue des buts de guerre annexionnistes, on ne peut formuler le reproche ni pour l'une ni pour l'autre des parties d'être entrées dans la guerre, vu le fondement de cette dernière, comme dans une guerre de conquête[1] ». ... Buts de guerre et échec d’une paix de compromis Les tentatives pour rechercher un arrêt des hostilités buttent sur la multiplicité des ambitions territoriales des belligérants. En fin de compte, l'Allemagne a prouvé dans la guerre qu'elle était déjà une puissance mondiale, sans quoi elle n'aurait pu combattre aussi longtemps les trois autres puissances mondiales qu'étaient la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis. Toutefois, celle-ci se révèle être complètement utopique en raison du trop grand éloignement et de la domination turque[31]. Le démantèlement des fortifications entre Dunkerque et Boulogne est ainsi exigé[13]. – Encyclopédie de la Grande Guerre 1914-1918 online – Mémorial franco-allemand du Hartmannswillerkopf – Christopher Clark, Les Somnambules. Ah ! Néanmoins, sa persistance à la neutralité ne durera pas et il devra abdiquer en faveur de l’administration vénizéliste qui fera entrer le pays dans le camp de l'Entente en 1917. Pendant les conférences interalliées de 1915-1916, les puissances de la Triple Entente discutent de la perspective d'un partage de l'Empire ottoman. Il rend publics les documents diplomatiques de l'ancien régime en rejetant les objectifs de la « guerre impérialiste » et signe avec l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie le traité de Brest-Litovsk, le 3 mars 1918. Le Luxembourg et les Pays-Bas doivent également être annexés à l'Allemagne[13]. Le but principalement économique formulé avant-guerre d'une expansion coloniale en Afrique et en Asie mineure est vite remplacé par une expansion générale de la puissance allemande en Europe, l'Allemagne se sentant en danger du fait de sa position centrale. Mais dans tous les États belligérants, ce sont uniquement les nationalistes allemands, avant tout les pangermanistes, qui ont accompli le déplacement de parties de population hostiles. Parmi ces derniers, Walther Rathenau reste cependant conscient de la nécessité de la réalisation du programme politique pour sécuriser les positions économiques conquises par la victoire allemande[5]. La conquête de la Serbie en 1915 par les Austro-Hongrois motivera davantage sa décision. Voici l’autre, telle que Riezler, le confident du chancelier allemand Bethmann-Holweg, la développe le 29 août 1914 pour le chef du service de presse du ministère allemand des Affaires étrangères : "Le but de la guerre est de nous garantir, à l’Est et à l’Ouest, pour une durée prévisible, par l’affaiblissement de … Le conseil des ministres commun se réunit le 7 janvier 1916 avec l'impression d'un événement militaire décisif imminent. On retrouve évidemment ce principe dans la propagande française puisque la France est rentrée en confit suite à une offensive Allemande. En fait, cet appel aux revendications nationales est vite contredit par la politique de russification de l’administration, des écoles et du clergé menée en Galicie orientale et en Bucovine occupées par l'armée russe après la première offensive de Galicie en 1914[62]. ... la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale ont décidé de s’associer pour proposer un “Album franco-allemand de la Grande Guerre “. Dans les premières années de la guerre, Alfred von Tirpitz est son principal adversaire[40]. Le programme est le résultat de la mise en commun de nombreux programmes sur la future Europe. 9La thèse de Fritz Fischer, qui marquait une rupture ferme avec cette doxa, constitua une véritable révolution. Dans ce cadre, il est destiné aussi aux pangermanistes ultranationalistes pour modérer leur opposition à la politique du gouvernement pendant l'union sacrée et la ferveur patriotique[10]. Dans le cadre de la politique des États frontaliers (en allemand Randstaatenpolitik) de l'Allemagne qui consiste à repousser la Russie en créant une zone d'États tampons allant de la Finlande jusqu'à l'Ukraine, le point d'ancrage de la volonté expansionniste allemande à l'est se situe avant tout dans les pays baltes. Le problème résidait dans le mode de pensée dépassé de la plupart des annexionnistes dans les catégories de l'époque agraire, pensée selon laquelle la solution des difficultés intérieures nées de l'accroissement phénoménal de la population dû à l'industrialisation rapide de l'Allemagne ne pouvait être qu'une expansion territoriale traditionnelle, liée à une colonisation paysanne.

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